L’Association Européenne Willi Münzenberg prend sa vitesse de croisière – Publication de la Lettre n° 4
Jacques Roux
L’apparition dans le paisible village dauphinois de Montagne du cadavre de Münzenberg n’a pas en son temps été un événement. Certes, rien de banal : un opposant à Hitler et Staline, d’origine allemande, suicidé ou assassiné quelque part au coin d’un bois, en pleine guerre mondiale, ne pouvait être un fait divers classique. Mais les faits sont là, une fois la paix revenue, elle a imposé ses exigences : chacun s’est remis dare-dare au travail. Le personnage Münzenberg et sa mort pour le moins mystérieuse, ont pu quelques temps alimenter les conversations de bistrot, mais très vite ne sont devenus sujets d’interrogation et de réflexion que pour les historiens professionnels. Puis les temps ont changé, l’échiquier politique s’est ouvert à de nouveaux horizons. Faute d’avoir résolu l’énigme de la mort de Willi Münzenberg on s’intéressa à son parcours, lequel offrait à certains partis cherchant à affirmer leur place sur l’échiquier un argumentaire et, surtout, des pratiques éclairantes. L’association européenne est née sur ce terreau. Le village de Montagne lui fournit une légitimité : c’est autour de la tombe du Grand Modèle que les vérités se cherchent, que les débats se mettent en place. Willi Münzenberg est mort avant d’avoir mis sur pied un « système » de pensée qui aurait paralysé toute recherche ultérieure, adaptée à d’autres problématiques que celles qu’il avait à résoudre. L’association des personnes qui revendiquent son parrainage s’inscrit dans ce champ ouvert. Elle permet à des voix pas nécessairement concordantes de s’exprimer et d’ouvrir de nouveaux chemins dans un contexte dont chacun sait qu’il devient de plus en plus complexe, sinon conflictuel. La « Lettre n°4 » de l’association, offerte aux lecteurs du Mas du Barret par Michel Jolland, témoigne de ce travail de fond qui, indéniablement, a pris sa vitesse de croisière.
POUR EN SAVOIOR PLUS CLIQUER SUR L’IMAGE








