Le mas du Barret

A Saint-Vérand (38) – Religion contre patrimoine – Le conservatisme au service de l’ignorance

Jacques Roux

Un épisode récent me conduit à m’interroger sur le rôle parfois déplaisant joué par le religieux dans la vie locale. Par « vie locale », terme « bateau » s’il en est, je vise la vie d’un petit village sis en zone rurale, dont Saint-Vérand (Isère) est un parfait exemple. Dans ce village j’ai vécu ma petite enfance et mon adolescence. Ma famille maternelle appartient à son histoire, mon père y est enterré, lui dont les origines, pour partie, se situent en Picardie. Saint-Vérand pour moi ce sont des paysages, des visages et, surtout, des souvenirs. La plupart douloureux et d’une complexité que je peine encore, à la toute fin de mon parcours terrestre, à démêler. Pour ce qui est du religieux, dans ces souvenirs, il y a le pivot central, « le » curé, l’abbé Jasserand, omniprésent et dans le même temps, absolument hors champ pour tout ce qui constituait notre existence familiale, ses difficultés matérielles, ses souffrances morales. Le dirai-je d’entrée ? Il symbolise ce que représentait pour moi le religieux à Saint-Vérand : un vernis sans consistance, mais d’une prétention suffisamment arrogante pour se penser indispensable. Cette prétention n’a pas disparu et c’est elle qui vient à nouveau de se faire entendre, sur un terrain où, pourtant, elle devrait se montrer modeste : la protection de son patrimoine. Patrimoine historique et culturel laissé en jachère. Il aura fallu les travaux de Michel Jolland pour réinstaller le curé Rey dans l’histoire de l’équipement de l’église villageoise (on lui préférait l’Impératrice Eugénie!), et la Notre-Dame de Duilio Donzelli se délite sur son socle ridiculement harnaché.

Clochemerle sur Cumane

De quoi s’agit-il en effet ? D’un épisode à la hauteur du lieu, je dirai clochemerlien pour en donner la couleur. L’actuelle Municipalité dont le désintérêt pour le patrimoine artistique religieux que constituent les tableaux de l’église et la sculpture de Duilio Donzelli, était manifeste, s’est soudainement souciée de réhabiliter les « croix » disséminées sur le territoire communal. Croix qui, tout à la fois, sont le vestige d’une époque où la religiosité était triomphante et, aujourd’hui encore, malgré une indiscutable perte d’influence, ancrent  la zone dans le giron d’un catholicisme dominateur. Les croix de pierre surplombant les murs du cimetière en sont le témoignage et la caricature : si les tombes récentes ont le religiosisme plus modeste, à hauteur de tombe, elles, continuent de se dresser vers les cieux avec arrogance.

Les croix de pierre du cimetière de Saint-Vérand

Du profane au sacré : la foi comme impératif

Toujours est-il que se préoccuper de l’état des croix à Saint-Vérand, à quelques encablures d’un proche scrutin c’est à l’évidence faire signe à une partie non négligeable du corps électoral : vous qui « croyez », nous pensons à vous ! Pratique méprisable ? Non. Cela fait partie du jeu. Et, quelle que soit la tendance idéologique de la Municipalité, le mobilier d’église est sous sa responsabilité. En habillant de bois neuf les vieilles croix, elle est en droit de clamer qu’elle ne fait que son devoir. Là où le bât blesse c’est que ce « mobilier » se trouve en même temps sous la responsabilité religieuse de l’Église, en tant qu’institution. Une croix, un autel, une statue, pour avoir sens et pouvoir sur le plan spirituel doivent avoir quitté le champ du profane (le monde dans lequel nous vivons à l’ordinaire) pour accéder au « sacré ». Dès lors on peut prier devant cet objet, l’implorer et, pourquoi pas, en attendre en retour un don, un pouvoir. L’hostie que le prêtre offre au fidèle n’est plus un pain profane, il l’a, au préalable, « consacrée » : elle est devenue « le corps du Christ ». C’est en tant que telle, corps du Christ, que l’hostie peut conduire le croyant sur le chemin de la rédemption. Cette consécration, seule une autorité religieuse peut la dispenser, et pour l’accepter il faut « la foi » ! En leur absence, pour en revenir à « la croix », celle-ci se contente de n’être que du bois. Et quand bien même on l’aurait habillée (ce qui est le cas, voir le cliché ci-dessous) d’une représentation du corps du céleste crucifié.

La grande croix près de l’église. Cliché de 2017

Consacrer n’est pas inaugurer

A Saint-Vérand, il a donc été décidé qu’une « bénédiction », publique, sanctifierait la croix la plus proche de l’église, la plus majestueuse. Je n’ai pas compétence pour l’affirmer, mais je suppose que cette bénédiction devait valoir pour toutes les croix restaurées sur l’ensemble du territoire communal (« paroissial » pour les Catholiques saint-vérannais). On le voit sans peine : nous sommes ici sur un terrain qui n’est pas celui du pur citoyen. Il faut, pour intégrer et comprendre le discours qui précède, adhérer aux convictions d’une « Croyance » spécifique. Toutes les religions ont des convictions de cet ordre et des rituels. La consécration de la croix en est un. La république française admet ce principe, indiscuté, que toutes les croyances, en tant que telles, sont tolérées. Elles n’en relèvent pas moins d’un ordre autre que l’ordre public, elles appartiennent au champ du privé. La bénédiction de la croix saint-vérannaise censée la faire passer du profane au sacré ne concerne que les personnes qui « y croient ». Dès lors que l’on s’adresse au citoyen, que l’on intervient dans lechamp dit « public », on s’abstient de s’impliquer dans ce type de rituel. Je ne pense pas que la Municipalité ait délégué officiellement un de ses représentants à la bénédiction car, si elle l’avait fait, elle aurait en quelque sorte « envoyé un signal » au corps électoral : nous prenons le parti d’une Religion, nous adhérons à ses croyances.

Entendons-nous bien cependant. La Municipalité, dans ce cas de figure, à savoir : ayant investi pour restaurer un ensemble d’objets propres à satisfaire une partie de ses concitoyens, a toute légitimité pour « inaugurer », civilement, cette remise à neuf. Et son discours peut, tout aussi légitimement, se référant au caractère particulier, religieux, du patrimoine ainsi rénové, proclamer « qu’aucune minorité du corps électoral » ne saurait être négligée. Mais il peut – et ce serait intelligemment placer cette entreprise sur le terrain du « bien commun », du « patrimoine communal » – ajouter que, en outre, l’ensemble des croix restaurées profite à tous les habitants, parce que ces croix font partie, depuis un lointain passé, du paysage villageois. Certaines servent de repère, signalent un croisement, un lieu-dit, voire (et ce n’est jamais anodin) rappellent un événement ou un personnage importants.

Croix à la croisée des chemins du cimetière et de Rossat, près de la maison de M. Bois maire historique (Cliché de 2016)

Prise en compte du patrimoine « d’église »

Il se trouve que Michel Jolland et moi avons en 2005, à l’occasion du centenaire de l’école publique de Saint-Vérand, pris conscience que, outre cette école laïque, à qui nous devions l’origine de notre parcours, certains éléments du patrimoine religieux de la commune avaient aussi joué un rôle important dans notre éveil à l’histoire et à l’esthétique.  Ses travaux d’ordre historique ont conduit, on le sait, Michel Jolland à succéder à Paul Berret sur les bancs de l’Académie Delphinale, la contemplation des tableaux du chœur de l’église a suscité en moi un appétit pour l’art dont mon origine sociale et la vie dans un village coupé de tout rapport à l’art auraient dû me priver. Forts de ce constat (étant admis que nous sommes tous deux étrangers à la pratique du catholicisme) nous nous sommes dit qu’il fallait tirer de l’anonymat la superbe sculpture qui domine le village (dont le nom de l’auteur était resté inconnu) et les surprenantes toiles qui font de l’église saint-vérannaise un joyau rare dont apparemment personne ne s’est jamais rendu compte ni soucié. Ce fut là le début d’une aventure qui devait conduire à la naissance de l’association Saint-Vérand Hier et Aujourd’hui et aux nombreux écrits que nous avons publiés pendant les années où, tous deux, nous avons participé à ses activités. Si Michel Jolland reste président d’honneur, j’ai rompu concrètement les ponts avec la structure, mais n’en reste pas moins cofondateur de cette association et coauteur, très impliqué, de la rédaction de ses statuts.

Naissance de SVHA dans l’ancienne maison Veyret (Cliché de 2005)

Sans prosélytisme

Je rappelle que SVHA a été créée sous les auspices de l’irremplaçable « loi de 1901 » et que l’article 2 de ses statuts précise son objet : «  Cette association a pour objet : d’étudier, de faire connaître et de valoriser le patrimoine historique et culturel de la commune de Saint Vérand (38160) en mettant en œuvre les moyens les plus aptes à faciliter ses objectifs. ». L’article 7 stipule quant à lui, en respect des principes fondateurs de toute action à proprement parler « républicaine » (concernant l’ensemble de la communauté nationale) : « L’association s’interdit tout prosélytisme d’ordre politique, idéologique ou confessionnel. »  C’est donc surpris et, pour être plus précis scandalisé, que je pris connaissance du courrier à moi expédié par SVHA le 27 octobre 2025 : « Bénédiction de la grande croix restaurée à côté de l’église de St Vérand – Six croix ont été restaurées sur la commune de St Vérand en 2025. Elles sont les témoins de la piété des paroissiens. La séparation de l’église et de l’état les a amenées, comme l’église, dans le patrimoine communal. Merci à la municipalité d’assurer la continuité de leur entretien. Les habitants de St Vérand continuent de les honorer.Le père David bénira la nouvelle grande croix à côté de l’église le samedi 1er novembre à 14h30. Une prière pour les défunts suivra à 15h au cimetière. » Rien dans ce message qui laisse supposer « l’étude » et le souci de « faire  connaître » un patrimoine culturel ou historique.  Il n’est question ici que de l’entretien d’un matériel religieux qui fut « amené (…) dans le patrimoine communal » et dont SVHA, au mépris du respect de son article 7 remercie « la municipalité d’assurer son entretien ». Comme si l’association avait quelque légitimité à protéger ce matériel religieux en tant que religieux ! A quoi s’ajoutent des notations sans équivoque, faisant de l’association un relais objectif de la paroisse : « Les habitants de St-Vérand continuent de les honorer » (TOUS les habitants ? Affirmation curieusement prétentieuse), « Le père David bénira la nouvelle grande croix… Une prière pour les défunts suivra… ».Comment rattacher ce message niaisement formaté par une pratique religieuse considérée comme allant de soi, avec les objectifs et le fonctionnement statutaire d’une association qui se refuserait tout « prosélytisme confessionnel » ? Sans même souligner la vacuité absolue du discours théoriquement attendu pour une association à vocation patrimoniale : historique (origine de cette grande croix, du corps figurant le Christ) et réflexion sur une approche esthétique qui ne saurait être négligée (l’évolution de la représentation de la crucifixion accompagne l’histoire même du devenir du christianisme, position du corps, emplacement des clous des mains, positionnement des pieds, etc.).

En conséquence j’ai rédigé un courrier à l’adresse de l’association (resté sans réponse il va de soi!) faisant part de mon désaveu absolu de pareille attitude, détournant totalement les principes de l’association et les multiples recherches et travaux qui en avaient découlé. A quelque temps de là, j’appris par lui que mon ami Michel Jolland avait éprouvé la même surprise horrifiée devant ce message et s’était lui aussi fendu d’un courrier. Sans réponse également…

Pas tout à fait. A quelques encablures de temps quelques échos nous revinrent aux oreilles. Si Michel Jolland a encore des liens, y compris familiaux, sur place, j’ai pour ma part, comment dire cela sans susciter des suspicions gênantes sur site, des informateurs affectueux. Il s’avérait que Michel Jolland et moi cherchions à chasser le catholicisme de Saint-Vérand ! Rien que ça !!! Véran, hâte-toi ! Le Dragon est de retour.

Contre l’inculture

Eh bien non. Nous ne sommes pas le Dragon. Et nous avons le sentiment d’avoir pour beaucoup contribué à la mise en valeur de richesses totalement négligées. L’église de Saint-Vérand, pour ne parler que d’elle, est une boîte à trésor. Les cinq toiles qui habitent son Chœur (et le magnifient), pour les paroissiens, les « croyants », n’étaient que des images religieuses. Pour les non croyants (et il faut se dire qu’il devait y en avoir beaucoup parmi les responsables locaux quand fut lancée l’opération de nettoyage de ces toiles, dont ils laissèrent l’entière initiative à l’association) ce n’était là que des « tableaux d’église », sans valeur. Preuve, d’un côté et de l’autre, d’une inculture crasse et satisfaite d’elle-même. On imagine mal les hautes personnalités qui derrière les murs du Vatican règnent sur l’univers catholique, se désintéresser des trésors picturaux que les touristes venus de tous les horizons se battent pour contempler. Il a fallu à Saint-Vérand, un siècle après leur installation, le curé Jasserand pour que ces cinq tableaux soient identifiés officiellement comme des copies de grands maîtres. Oh ! nous n’avons pas toujours été tendres avec lui, parce qu’il n’hésitait jamais quand il l’ignorait à inventer la vérité qui l’arrangeait (ainsi « l’adoration des bergers », copie de Mengs, XVIII e siècle, devenue sous sa plume « fidèle copie d’une école italienne de 1580 ». Mais ses mérites nous ne les avons jamais masqués et nous ne sommes pas de ceux, défenseurs pourtant de l’orthodoxie religieuse, qui colportent sur lui des racontars licencieux présentés aux aussi comme de « fidèles » vérités.

Détail de la copie saint-vérannaise du tableau de Mengs (Prado de Madrid)

Faites ce que je dis (air connu)

Transformer en ennemis de la religion les défenseurs de ce qui constitue une richesse inexploitée, abandonnée, appartenant à TOUTE la commune, parce qu’il s’agit et il ne s’agit pour ces accusateurs QUE de biens conçus par des esprits religieux POUR des esprits religieux, c’est à mon sens devenir soi-même ennemi de la communauté. C’est vouloir arracher à TOUS ce qui, et personne n’entend leur ôter ce privilège, aide QUELQUES UNS à se projeter dans un devenir éternel. Projet né pourtant, il ne faut pas l’oublier, il y a à peine plus de 2000 ans quelque part au Moyen Orient. Alors que l’origine de l’humanité remonte à plusieurs millions d’années… Mais cette accusation me semble la parfaite héritière de ce dont j’ai pris très tôt conscience, dès mon enfance : le caractère superficiel, hypocrite sinon mensonger de nombre des grands « défenseurs de la foi ».  Ces défenseurs (terme neutre, englobant le féminin comme le masculin), ne se montraient pas tendres envers ceux qui « manquaient la messe ». Il y avait toujours quelqu’un pour vous demander si vous aviez un crucifix à la maison ! Mais aucun, bizarrement, bien que censé prolonger la généreuse parole de Jésus, pour vous demander si vous aviez toujours de quoi manger à la maison ? De quoi vous soigner ? De belles consciences pour chanter « aimez-vous les uns les autres », mais autant de serpents pour mépriser mon frère métis et sa mère. L’alcool faisait des ravages chez nous (comme dans bien des milieux ouvriers) et bien que notre pièce d’habitation (ce n’était une « maison » que pour l’état civil) se trouvât  en plein cœur du village je n’ai jamais vu un saint apôtre du voisinage intervenir pour empêcher ce qu’on nomme aujourd’hui des « violences conjugales ». Le seul qui soit jamais intervenu et je lui voue un respect inconditionnel, maire de Saint-Vérand à la Libération, M. Bois. Sans faire leçon. Juste pour apporter la paix dans une famille éclatée. J’ajouterai que le jour où, au catéchisme, ma cousine Augustine Chorot, nous avait enseigné le devoir d’hospitalité, elle hésita le soir même à nous héberger chez elle quand, fuyant le fusil de chasse qui attendait ma mère à la maison, nous ne savions où nous réfugier.

Mes propos, aussi agressifs peuvent-ils paraître, ne véhiculent qu’un seul message : ceux qui font du mal à la religion, ce sont les adeptes de cette religion qui n’en respectent pas les lois, les règles, les leçons, l’esprit. Et demander à des personnes qui se revendiquent comme défenseurs du patrimoine historique et culturel de ne pas se comporter en colporteurs d’une foi qui ne concerne qu’une communauté de croyants, ce n’est pas attaquer la religion de ces croyants, c’est révéler un irrespect absolu du sens de la communauté citoyenne et du libre choix de chacun de postuler un au-delà ou de s’y refuser. C’est aussi faire preuve d’une forme grave d’incompétence. Parce qu’il y a confusion des genres, la « foi en » prenant la place de la recherche, du travail, qui consistent à se plonger dans les témoignages concrets du passé, parfois masqués, tronqués, établir des liens, faire des comparaisons, se renseigner sur les styles, l’évolution des formes, faire apparaître des points communs, des différences. Noter par exemple que le Christ de la grande croix de Saint-Vérand a les deux pieds cloués côte à côte, ce n’est pas un acte de foi, c’est faire état d’une recherche en histoire de l’art. Car cela correspond à une évolution (sur une longue période historique) du questionnement sur les conditions mêmes du supplice et de sa représentation. Noter en outre que le paradoxe est que cette représentation des deux pieds cloués se jumelle d’ordinaire à celle de clous plantés non dans la paume des mains mais au niveau du poignet, ce qui n’est pas le cas du Christ de Saint-Vérand, ce n’est pas faire acte de foi, c’est réflexion sur l’objet d’art qu’est ce crucifix. Et ce n’est pas en « religieux » mais par un simple travail imposé par le besoin de « savoir » que l’on se demandera si l’artisan qui a « nettoyé » ce Christ s’est interrogé sur sa provenance ? Sur la façon dont il a été fabriqué, artisanale, exemplaire unique, ou production en série ? Ce travail-là est long, et ne porte pas toujours ses fruits. Mais il y a un tel bonheur à partager ce qu’on met à jour avec ses semblables, en dehors de toute sélection a priori (religieuse, militante).

« Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas » disait le poète, peuvent marcher ensemble et s’extasier ensemble, sans se faire la guerre. Que les vieilles guenons peureuses se rassurent : personne ne viendra chasser la religion (ce qu’il en reste!) à Saint-Vérand, il y a beaucoup trop à faire pour sauver ce qui peut l’être. Par exemple la sculpture de Duilio Donzelli, devenue malgré elle (mais sans aucun doute aussi à cause de la subtilité visionnaire du curé Jasserand) la signature paysagère de Saint-Vérand. Que ceux qui veulent la bénir le fassent, mais qu’ils n’oublient pas de soigner (et pas au karcher!) la pierre qui fait d’elle ce qu’elle est, depuis bientôt un siècle. Un modèle de beauté apaisante, un symbole de respectueuse empathie. De là haut, c’est TOUT Saint-Vérand qu’elle contemple, et pas seulement ceux qui la prient.

Notre-Dame des Champs (Clichés de 2012)

Dernière modification : 14 février 2026

Éditeur : Michel Jolland