Le mas du Barret

L’Assemblée Générale aura lieu le samedi 15 février 2020

L’Assemblée Générale de Saint-Vérand Hier et Aujourd’hui se tiendra dans la salle Paul Berret samedi 15 février 2020 à partir de 9 h 30. Elle fera le point sur le bilan de l’année écoulée. Avec cinq conférences, un concert choral, des visites sur des sites remarquables tels que le verger expérimental de l’INRA de Saint-Marcel lès Valence ou la ville de Saint-Vallier, sans parler de l’appui à la préservation des tableaux de l’église, de la participation aux Journées du patrimoine et au Salon de Saint-Marcellin ou encore des deux publications, l’année 2019 aura été bien remplie. En 2020, l’association poursuivra ses travaux sur l’histoire et les patrimoines naturels, culturels et matériels de Saint-Vérand tout en abordant occasionnellement des sujets qui peuvent dépasser ce cadre. 

Une première conférence est prévue le vendredi 6 mars 2020 à la salle des fêtes. Sous le titre « La Révolution au quotidien : les cas de Saint-Lattier et de Saint-Vérand », Yves Bouyer, historien de Saint- Lattier, et Michel Jolland mettront en lumière les conséquences dans notre région des décisions prises au plan national et des bouleversements qu’elles ont entraînés. En 1789, Saint-Lattier et Saint-Vérand sont deux communautés rurales reliées par l’intermédiaire de Joseph Nicolas de la Porte, seigneur de l’Arthaudière et de Quincivet, qui sera rebaptisé « suspect Laporte » par l’administration révolutionnaire de 1793. Les conférenciers s’intéresseront au nouveau découpage territorial, à la mise en œuvre des décisions du gouvernement (vente des biens nationaux, confiscation des biens des émigrés, constitution civile du clergé, réquisitions…) et leurs répercussions dans la vie économique et sociale des deux communes.

La situation  à Saint-Vérand sera abordée à partir de cinq documents d’archives. Le plus emblématique d’entre eux est connu dans l’Histoire sous l’intitulé « Délibération de la communauté de Saint-Vérant du 1er février 1789 ».  Il faut bien mesurer la portée de cette délibération. Indirectement, elle informe sur la situation locale en illustrant le poids des bourgeois de Saint-Marcellin fortement possessionnés à Saint-Vérand et très influents dans la communauté. Surtout, elle va beaucoup plus loin. Elle se prononce en faveur de l’égalité devant l’impôt et ouvre un véritable débat politique majeur en refusant le compromis passé lors des « États du Dauphiné » (Romans, août 1788) entre les députés du tiers état et les privilégiés. Un débat auquel sont associés des noms aussi prestigieux que ceux de Barnave et Mounier.

Avec cette conférence, SVHA renoue avec l’une de ses premières thématiques, l’histoire, qui sera un axe fort en 2020, notamment avec les recherches sur l’église de Quincivet, Le travail sur le parler local, « le patois », devrait également connaître une nouvelle mise en évidence.

Ouverte à tous, l’Assemblée Générale du 15 février fournira bien d’autres informations : une date à retenir !